Questions fréquentes

Les questions qui reviennent le plus souvent, avec des réponses directes et sourcées.

À quel âge peut-on commencer à perdre ses cheveux ?

L'alopécie androgénétique peut débuter dès la puberté chez certains hommes très prédisposés génétiquement, mais elle apparaît le plus souvent entre 20 et 40 ans. Chez la femme, elle se manifeste plus fréquemment après 30 ans, et surtout autour de la ménopause.

Le stress fait-il vraiment tomber les cheveux ?

Oui, mais avec une nuance importante : le stress ne crée pas la prédisposition génétique à l'alopécie androgénétique, il peut seulement accélérer une chute déjà programmée ou déclencher un effluvium télogène (chute diffuse temporaire) indépendant de toute cause hormonale héréditaire.

Le minoxidil ou le finastéride, lequel choisir en premier ?

Le minoxidil est accessible sans ordonnance et constitue souvent un premier réflexe raisonnable. Le finastéride nécessite une ordonnance et une discussion approfondie sur les effets secondaires possibles. Les deux peuvent aussi être combinés, ce qui reste l'association la mieux documentée chez l'homme. La décision se prend idéalement avec un médecin.

Peut-on arrêter un traitement une fois les cheveux repoussés ?

Non, sauf exception. Le minoxidil et le finastéride ont un effet suspensif : ils maintiennent un résultat tant qu'ils sont pris, mais la chute reprend son cours naturel à l'arrêt, avec une perte progressive des cheveux regagnés sur plusieurs mois. C'est un engagement au long cours, pas une cure ponctuelle.

Une greffe capillaire peut-elle échouer ?

Le taux de greffons viables se situe généralement entre 90 et 98 % dans les mains d'un praticien expérimenté. Un échec esthétique (ligne frontale mal dessinée, densité irrégulière) est plus fréquent qu'un échec biologique pur, et dépend largement du savoir-faire du chirurgien plutôt que de la technique elle-même.

Les compléments alimentaires anti-chute fonctionnent-ils ?

Seulement s'ils corrigent une carence réelle et documentée (fer, zinc, vitamine D...). Sur une alopécie androgénétique sans carence associée, leur effet démontré est proche de nul, la calvitie héréditaire étant un phénomène hormonal et non nutritionnel.

Le PRP capillaire est-il légal en France ?

Oui, à condition qu'il soit réalisé dans un cadre thérapeutique documenté par un médecin. L'ANSM interdit en revanche l'usage du PRP à visée purement esthétique. La frontière entre les deux dépend de l'évaluation médicale de votre situation.

Une femme peut-elle devenir totalement chauve ?

C'est extrêmement rare en cas d'alopécie androgénétique classique : la chute féminine reste presque toujours diffuse, sans jamais aboutir à la calvitie complète observée chez certains hommes. Une perte totale de cheveux chez la femme évoque davantage une autre cause (pelade sévère, chimiothérapie, maladie auto-immune).

Faut-il attendre que la chute soit stabilisée avant une greffe ?

C'est généralement recommandé. La greffe redistribue un capital de cheveux existant sans le renouveler : si la chute continue de progresser sur les zones non greffées après l'intervention, le résultat esthétique global peut devenir déséquilibré avec le temps. Un traitement médicamenteux préalable ou associé permet de limiter ce risque.

La calvitie est-elle héritée du père ou de la mère ?

Des deux, contrairement à une idée reçue très répandue. La prédisposition génétique à l'alopécie androgénétique est polygénique et peut se transmettre par les deux lignées parentales, ce qui explique pourquoi les antécédents des deux côtés de la famille sont pris en compte lors d'une consultation.